Ça y est, les écrans cathodiques redeviennent à la mode !

Grâce au rétro gaming, les écrans cathodiques (conçus à la même époque que nos vieilles consoles) sont de nouveau à la mode. Et il est possible que la vieille télévision rangée dans votre grenier vous rapporte gros.

Dans le monde de la tech, on assiste régulièrement aux comebacks de technologies qu’on pensait complètement obsolètes. Par exemple, les vinyles, que l’on pensait en voie de disparitions, étant donnée l’arrivée des CD puis des services de streaming, font leur retour en force. D’après les données de Statista, ce come-back a débuté dès 2006. Et actuellement, aux USA, il se vend plus de 30 fois plus de vinyles qu’il y a 15 ans.

Il y a quelques années, nous évoquions également le retour des cassettes audio, dont les ventes croissent chaque année. Et bien entendu, il y a le mouvement rétro gaming, qui consiste à jouer sur de vieilles consoles.

Visiblement, la prochaine tendance sera… le retour aux écrans cathodiques, ces écrans lourds et encombrants qui régnaient avant l’arrivée des écrans plats (LCD, LED, etc.). En tout cas, c’est ce qui est suggéré par un article récemment publié par le magazine Wired.

Mais pourquoi voudrions-nous nous encombrer avec ces vieilles télévisions ? A priori, pour regarder une série ou bien un match de foot, la meilleure expérience sera sur une télévision récente avec un écran plat. En revanche, si vous voulez jouer à une vieille console, vous aurez une meilleure expérience si vous utilisez un écran qui a été conçu à la même époque.

Rétro gaming : c’est mieux sur une télévision rétro

En substance, c’est la renaissance du rétrogaming qui entrainerait actuellement un gain d’intérêt sur la toile pour les vieux écrans cathodiques. Et petit à petite, les communautés de passionnés se forment sur les réseaux sociaux.

À titre d’exemple, il y a le compte Twitter CRT Pixels, dont le but est de « Célébrer et comparer les jeux rétro sur les écrans pour lesquels ils ont été conçus! »

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Intelligence artificielle : 6 choses étonnantes qu’elle peut déjà faire

L’intelligence artificielle va révolutionner notre façon de conduire, de communiquer ou de jouer aux jeux vidéo dans les années à venir.

L’intelligence artificielle a fait son entrée dans la plupart de nos vies en mai 1997, lorsque Deep Blue, un ordinateur qui porte un nom, a réussi à battre le champion du monde d’échecs Garry Kasparov grâce à une ruse selon le génie russe. Le fait est que le mot l’intelligence artificielle a fait la une des journaux et que nous avons tous commencé à penser qu’on nous guettait au coin de la rue. Pour l’instant, John Connor ne combat pas les hordes de Terminators, mais nous y viendrons. En attendant, nous préférons nous en tenir à ces incroyables progrès de l’intelligence artificielle qui sont beaucoup plus inoffensifs. 

Intelligence artificielle pour les appels vidéo

L’un des grands amis et ennemis de la pandémie de coronavirus a sans doute été les appels vidéo. Nvidia Maxine est un ensemble d’outils créés par une société californienne qui permet de traduire en texte en temps réel tout ce qui se dit dans un appel vidéo, en le traduisant en plusieurs langues, ce qui est tout simplement incroyable. Comme si cela ne suffisait pas, l’invention améliore aussi radicalement la qualité d’image de notre transmission, même si à l’origine notre connexion Internet est si mauvaise que la vidéo est complètement pixelisée. Mais ce qui nous épate le plus, c’est la possibilité de repositionner notre regard face à la caméra si nous détournons les yeux pendant l’appel vidéo… C’est fou ! 

Déposer l’IA d’un jeu vidéo

Monolith Software a surpris la moitié du monde en 2014 avec la sortie de Middle-earth : Shadow of Mordor, une nouvelle aventure basée sur l’univers fictif de Tolkien. Le jeu était exceptionnel, avec des combats rappelant la saga Batman Arkham, une histoire intéressante, de superbes graphismes, etc… Cependant, le plus impressionnant était son système Nemesis, une IA procédurale qui générait aléatoirement de nouveaux chefs orcs à affronter et, voici le meilleur, qui évoluait en fonction de nos combats dans un système hiérarchique. Autrement dit, si nous nous battions contre un orc ordinaire et qu’il nous tuait, il gagnait du poids dans l’organigramme de son armée, il affrontait d’autres chefs, il gagnait de nouvelles capacités et, en bref, il pouvait finir par devenir l’ennemi le plus redoutable de tout le jeu. Le système a également été utilisé dans la suite, Shadow of War, ajoutant de nouveaux éléments à la formule qui rendaient tout plus réaliste. Warner Bros, éditeur et propriétaire du jeu tente depuis 2015 de déposer ce système afin que personne d’autre ne puisse l’utiliser et y est parvenu il y a quelques mois. Cela s’est déjà produit dans le monde des jeux vidéo, bien que cela n’ait presque jamais donné lieu à des plaintes pour l’utilisation de mécanismes de jeu déposés. Nous ne pensons pas que ce soit juste car, comme l’a dit en son temps Mike Bithell, créateur de Thomas Was Alone, le système Nemesis n’est rien d’autre qu’une évolution et une combinaison de nombreux éléments provenant d’autres jeux. Cette “copie” serait donc au fond l’un des éléments qui font que l’industrie du jeu vidéo évolue le plus, comme c’est le cas pour toute autre industrie culturelle. Game Maker’s Toolkit, une chaîne YouTube hautement recommandée, explique le système à merveille dans cette vidéo. 

Créer de faux chats avec une IA

La plupart des utilisations d’une IA sont axées sur l’identification. Par exemple, un programme capable d’identifier votre visage pour déverrouiller votre téléphone. Les capacités de création de ces réseaux sont bien plus compliquées et terrifiantes. Un exemple très typique est la création de visages de personnes qui n’existent pas. En simplifiant, il s’agit de confronter deux réseaux neuronaux. L’un continue à générer des images de visages inventés, tandis que l’autre essaie de discriminer les données pour découvrir qu’il s’agit d’un faux visage. Grâce à l’apprentissage automatique, le réseau générateur de visage apprend si bien à tromper le réseau qui doit découvrir son faux qu’il parvient également à nous tromper. L’exemple des visages humains étant insipide, nous préférons vous proposer les rois de l’Internet : les chats. Ce site Web développé par Nvidia génère un faux chat à chaque fois que vous rafraîchissez la page. Et oui, ils sont tous adorables.  

“Demolition Man” est devenu réalité

La science-fiction au cinéma nous a donné de grands exemples de voitures conduites par une intelligence artificielle sans qu’il soit nécessaire que des humains prennent le volant. Les véhicules dits autonomes sont partout et des dizaines d’entreprises tentent de créer le système le plus efficace et le plus sûr pour ce type de voiture. Les implications que cela peut avoir pour le développement futur de la planification urbaine ou de la perception des impôts sont une autre question. On en revient au lancement en octobre dernier de Waymo, le premier service de voiture autonome utilisable par le grand public, celui de Phoenix, en Arizona. Il suffit de télécharger l’application, de demander une voiture et d’indiquer la destination pour que ce véhicule autonome nous emmène à l’endroit indiqué. Comme c’est souvent le cas avec ce type de technologie, il y a déjà eu des erreurs, comme un Waymo qui est resté coincé dans un embouteillage pendant un moment sans savoir quoi faire. Aujourd’hui, vous riez de cet échec, mais la seule certitude ici est que les cauchemars de Sylvester Stallone dans ce film de 1993, Demolition Man, sont déjà devenus réalité.  

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Facebook Gaming favorise la monétisation pour les créateurs de contenus

C’est une manière pour la plateforme de concurrencer ses grands adversaires Twitch et YouTube.

Le secteur du jeu vidéo représente aujourd’hui un marché majeur dans lequel toutes les entreprises, dont récemment Netflix, investissent. Pour faire face à la concurrence et attirer plus de créateurs, Facebook Gaming a annoncé que de nouveaux outils de monétisation feraient leur apparition sur la plateforme.

Des nouveaux outils destinés aux créateurs sur Facebook Gaming

Facebook Gaming évolue doucement, mais sûrement. Depuis plusieurs années, elle permet de jouer à des jeux vidéo, ou de regarder des personnes y jouer, en direct ou non. Afin que ses utilisateurs prospèrent sur l’onglet dédié du réseau social, l’entreprise lance trois nouveaux outils destinés à favoriser la monétisation de contenus.

Les étoiles, nouveau moyen d’exprimer son soutien aux créateurs de vidéo à la demande

Pour que les joueurs produisant des vidéos à la demande créent un lien avec leurs abonnés, la plateforme introduit les étoiles. Elles permettent de faire un don au créateur de son choix pour lui exprimer son soutien, et ce, même s’il n’est pas en direct.

Comme sur Twitch, le joueur peut définir un objectif d’étoiles à atteindre sur ses vidéos, même si elles sont pré-enregistrées. Il est visible depuis son tableau de bord, permettant de suivre son évolution en temps réel. Il sera informé par une animation qu’un utilisateur lui a envoyé une étoile.

Par ailleurs, il sera possible pour les joueurs de répondre individuellement à leurs donateurs, afin de créer un lien communautaire et de les rapprocher de leur audience.

Les pauses pendant les diffusions en direct sur Facebook Gaming

Des pauses de 30, 90 ou 150 secondes pourront être intégrées aux livestreams pour promouvoir un contenu choisi par le joueur. Cette fonctionnalité comprend des courtes publicités désignées par le créateur, ainsi que son propre contenu, comme, par exemple, des temps forts de précédents livestreams.

Grâce à cette option, les joueurs pourront promouvoir la fonctionnalité des étoiles, et ainsi appeler leurs abonnés à faire un don. Ils auront aussi la possibilité de les inviter à rejoindre un groupe Facebook pour créer plus facilement un lien avec eux.

LevelUp est étendu à plus de pays

Le programme LevelUp faisait déjà partie du décor de Facebook Gaming. Il permet non seulement de développer une communauté, mais aussi de monétiser des streamings. Certaines règles sont à respecter pour entrer dans ce programme, comme avoir une page “Créateur de vidéos de jeu” avec plus de 100 abonnés et avoir streamé pendant au moins 4 heures au cours des 14 derniers jours.

Ainsi, LevelUp sera prochainement disponible dans de nouveaux pays, dont Hong Kong, le Kenya, le Nigeria, la Norvège, le Paraguay, le Sri Lanka, la Suisse, l’Ukraine et le Venezuela.

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QR Code vaccinal, à ne pas laisser traîner sur les réseaux sociaux

Technologie : Le QR Code est l’outil choisi par le gouvernement pour faire office de certificat numérique de vaccination. Mais la nature de ce support numérique, facile à lire et à imiter, l’expose à de potentielles fraudes.

Si personne ne vous en voudra d’avoir partagé un selfie de votre vaccination, partager une photo du QR Code faisant office de certificat de vaccination est en revanche plus hasardeux. Intégré au sein de l’application TousAntiCovid via la fonctionnalité Carnet, le QR Code permet de justifier que l’on a bien reçu une dose de vaccin contre le Covid 19 ou que l’on dispose d’un test PCR négatif récent enregistré dans son téléphone.

Depuis le 3 mai, les certificats vaccinaux comportent deux code à cette fin, un code Datamatrix et un QR Code, qui permettent de justifier le vaccin et d’importer une copie numérique du certificat au sein de l’application TousAntiCovid. Le Datamatrix et le QRCode sont deux variantes de code barre en deux dimensions utilisés pour coder et transmettre de l’information au moyen d’un visuel.

Cette version digitalisée du certificat de vaccination n’est néanmoins pas à toute épreuve et les utilisateurs feraient mieux de le garder dans leur application. Comme le rapporte le Berry Republicain, les gendarmes rappellent ainsi que le partage de ces codes peut ouvrir la voie à des acteurs malveillants : en lisant les informations stockées dans le QRCode à l’aide d’un scanner, des tiers peuvent ainsi récupérer des données personnelles concernant la personne vaccinée et son état de vaccination. Le partage pose également la question d’une éventuelle usurpation d’identité via la modification du QR Code, afin de modifier les données d’identification de la personne contenues dans le QRCode.

Risque théorique, mais risque quand même

Sur ce dernier sujet, une protection a néanmoins été envisagée: la solution 2D-Doc, mise en œuvre par l’Agence nationale des titres sécurisés. Cette solution prend la forme d’un code-barre 2D signé électroniquement par une paire de clés privée/publique, qui permet de vérifier l’intégrité des données contenues dans le code en question. 2D-Doc est integré dans le Datamatrix du certificat de vaccination. Pour parvenir à détourner un code et modifier les données d’identification, il faudrait donc trouver un moyen de contourner ce système de protection.

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La télévision tend la main aux réseaux sociaux du 31 mai au 6 juin

Cette semaine, les chaînes ont décidé de flatter les TikTok, Twitter, Instagram, et autres espaces en ligne. Ce sera notamment le cas avec « Influenceurs : au cœur de la French House » sur C8, « Le Doc Quotidien » sur TMC et « #Happy : la dictature du bonheur sur les réseaux sociaux » sur LCP.

Chaque dimanche, Ouest-France s’associe à TV Magazine pour dénicher les programmes incontournables de la semaine à venir. Notre sélection du lundi 31 mai au dimanche 6 juin 2021 est placée sous le signe des réseaux sociaux.

La French House s’installe sur « C8 »

Cette semaine, le petit écran est en passe d’assouvir un vieux fantasme : établir un pont entre les chaînes de télévision et les réseaux sociaux. Lundi 31 mai, à 18 h 10, C8 donne le coup d’envoi d’un nouveau programme quotidien intitulé Influenceurs : au cœur de la French House. Lors de cette série documentaire produite par Guillaume Genton, les caméras ont suivi le quotidien hors norme de ces cinq adolescents âgés de 17 à 22 ans, qui sont devenus de véritables vedettes auprès du jeune public.

Durant dix épisodes, la chaîne du groupe Canal + montrera comment ces professionnels de la toile imaginent des contenus toujours plus séduisants afin de choyer les millions d’internautes qui les suivent. Rencontres, voyages, placements de produits : ce travail s’avère être exténuant, en dépit des apparences trompeuses. Une galerie de portraits touchante, qui devrait faire briller les yeux des jeunes téléspectateurs, mais aussi fasciner les plus anciens.

« TMC » défend les adolescents dans un documentaire immersif

Le lendemain, TMC diffuse en première partie de soirée un nouveau numéro du Doc Quotidien consacré aux adolescents. Dans cette enquête intitulée « Pourquoi ils sont moins cons qu’ils en ont l’air », le réalisateur Emmanuel le Ber a suivi pendant un an ces collégiens et lycéens, qui sont près de cinq millions en France.

Le journaliste, qui s’est aventuré dans le monde des seniors l’année dernière, a filmé l’intimité de ces grands enfants, de leurs râteaux à leur première fois, en passant par leurs âneries. Cet état des lieux de la jeunesse montre des ados, certes omniprésents sur les réseaux sociaux, mais sensibles, et combatif face à l’épidémie de Covid-19.

LCP dénonce la dictature du bonheur en ligne

Le jeudi 3 juin, LCP investit à son tour l’univers du web dans un documentaire programmé en prime time intitulé #Happy : la dictature du bonheur sur les réseaux sociaux. Cette enquête produite par David Pujadas dissèque cet univers où tout le monde a l’air heureux. Sur Facebook, Snapchat ou encore Instagram, les internautes s’affichent sous leur meilleur profil, postent des photos de vacances sublimes, pour récolter un maximum de « likes ».

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C’est le moment de signer, ou de quitter WhatsApp

L’heure fatidique est arrivée. Que va-t-il se passer sur WhatsApp ?

Le confinement a beau nous plonger dans une pesante routine, se rappeler que le mois de mai est déjà arrivé suffira pour voir le temps filer à toute vitesse. Dans moins de deux semaines, la nouvelle politique de confidentialité de WhatsApp sera mise en place, 4 mois après la tôlé monumentale de l’annonce par la messagerie.

Souvenez-vous, au mois de janvier, alors que WhatsApp commençait à sévir. Au départ, la nouvelle politique si peu appréciée des utilisateurs devait entrer en vigueur le 8 février. Pour en forcer la signature, la messagerie avait choisi la menace. En quelques semaines, WhatsApp avait connu le pire exode de son histoire où des centaines de milliers d’utilisateurs partaient en direction de Telegram et Signal.

Comme un véritable aveu de faiblesse, l’application avait cédé et repoussé la date de mise en vigueur de sa nouvelle politique au mois de mai.

Nous y voilà. Dans moins de deux semaines, ce moment fatidique se représentera à nous. Et si WhatsApp s’est un peu calmé, rien ne l’arrêtera sur sa décision de vous faire signer son nouveau contrat redéfinissant l’utilisation de vos données personnelles. Est venu le moment de signer, ou de quitter WhatsApp.

Quels changements ?

Pour rappel, la nouvelle politique de WhatsApp vise à accorder le droit au groupe Facebook d’utiliser vos données personnelles sur la messagerie (à un degré plus ou moins élevé selon les pays) dans le but de ramener WhatsApp dans son parcours client et rentabiliser l’application.

Par la même occasion, les annonceurs pourront bien plus vous connaître et choisir des publicités plus ciblées, malgré que la messagerie prône les messages chiffrés de bout en bout et la parfaite discrétion de vos conversations (fermons les yeux sur la mésaventure de février 2020, où nos conversations WhatsApp étaient visibles sur Google).

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Commerce : le client est devenu « digital » pendant la crise sanitaire

Avec la crise sanitaire, l’e-commerce s’est fortement développé, mais les boutiques de proximité ont une carte à valeur ajoutée à jouer : l’humain.

Une forte augmentation du e-commerce. Des habitudes de consommation qui changent. Une envie de « local ». La crise sanitaire et ses confinements modifieront-ils en profondeur et dans la durée les comportements consuméristes ? « L’envolée du digital concerne tous les secteurs commerciaux, constate Régine Vanheems, cofondatrice de l’Observatoire du commerce connecté. Y compris ceux qui n’y étaient pas avant la pandémie et que la fermeture des magasins a obligés à innover pour vendre leurs produits. »
« Besoin de relations humaines »Click and collect, drive, retraits en points relais, par correspondance… L’inventivité a été au rendez-vous de la crise, même si tous les acteurs commerciaux ne se relèveront pas de cette année si particulière et très compliquée économiquement.
« La crise a servi d’accélérateur pour les entreprises digitales. Elle a poussé les autres à créer de nouveaux modes de distribution, qui passent souvent par le digital, mais pas seulement. Les automates se sont aussi développés. La livraison pour les producteurs locaux et même la vente ambulante, en camion comme il y a une cinquantaine d’années, dans les zones rurales, mais aussi périurbaines, poursuit la spécialiste de la révolution numérique dans le commerce. Ce retour du camion correspondant à un besoin grandissant de relations humaines directes. »
Selon une étude du cabinet Wavestone, 64 % des consommateurs ont changé leurs habitudes pour acheter plus local. Et la proportion de ceux qui déclarent utiliser souvent le drive en 2021 atteint 34 % et monte jusqu’à 45 % chez les couples mariés avec enfants. Quant au click and collect, il voit ses utilisateurs fréquents atteindre 33 % des consommateurs, avec un pic à 46 % chez les catégories socioprofessionnelles supérieures et les 18-29 ans.
« Face au e-commerce, il y a de la place pour des propositions commerciales mettant en avant l’humain, tempère Régine Vanheems. Par exemple, la privatisation de boutiques, dans le vêtement, avec des prises de rendez-vous. Le consommateur a besoin de proximité, de lien social. C’est un axe de développement pour le commerce de proximité. »
Pourtant, après le premier confinement, les clients qui avaient retrouvé les petits commerces pour l’alimentaire, ont repris l’habitude d’aller faire leurs courses dans les centres commerciaux de périphérie. « On ne sait pas ce qu’il va se passer dans les prochains mois. Mais je pense que les Français qui manifestent la volonté de faire vivre le commerce local vont s’impliquer dans le tissu commercial de proximité, parce que cela “ fait sens ”. Pour répondre à cette nouvelle donne, les commerçants devront se réinventer, proposer un vrai échange avec leurs clients. »
Le digital, c’est pratique, mais c’est déshumanisé : passer son temps devant un écran n’est pas la panacée. « Il n’y a qu’à constater le rush dans les boutiques dès qu’elles ont rouvert. La relation humaine est devenue un critère de choix et d’achat », estime l’universitaire.
« Si dans l’alimentaire, au bio, jugé trop cher par certains consommateurs, est préféré le “ local ”, dans les biens et services, c’est la relation qui devient un enjeu. » Certes, pour les achats répétitifs dits « de corvée », l’e-commerce avec drive restera privilégié, mais « l’achat plaisir se fera en magasin. Que le commerçant mette de la surprise, c’est-à-dire offre un plus dans le service, la présentation, le produit, et il aura gagné une clientèle qui cherche autre chose que l’aseptisé. Le client a envie de se démarquer. » Et Régine Vanheems de montrer combien l’individualisation, la différenciation, l’intimité et le chaleureux sont recherchés.
« Commerces de proximité et digital vont cohabiter »« Les gens n’ont pas envie de trouver en boutique la même chose que sur leur écran. Plus envie non plus de tous porter la même chose. Certaines grandes marques l’ont bien compris et permettent au client de retrouver en boutique la personne avec qui ils ont tchaté sur le site. Ou ceux qui mettent, sur leur page d’accueil, la photo de leurs employés. » Certaines enseignes, créées sur le Net (les fameuses DNVB : Digital Native Vertical Brand) ouvrent physiquement des magasins, dans les centres-villes.

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Pourquoi Facebook et Vinted menacent de devenir payantes sur iPhone ?

Une nouvelle fonctionnalité d’Apple permet de refuser très facilement le pistage publicitaire. Pour convaincre leurs utilisateurs de l’accepter malgré tout, Facebook, Vinted et d’autres mettent en place une sorte de chantage affectif à la donnée.

« Aidez-nous à rester gratuit en acceptant le suivi publicitaire ». Si vous avez un iPhone avec la dernière version d’iOS (iOS 14.5), vous avez peut-être vu s’afficher un message de ce type en ouvrant l’une de vos applications préférées.  

Fin avril, Apple a lancé une nouvelle fonctionnalité permettant de mieux protéger la vie privée de ses utilisateurs. Celle-ci s’appelle App tracking transparency. Elle oblige les applications à demander clairement aux utilisateurs l’autorisation de les suivre sur des applications tierces à des fins de ciblage publicitaire. Certaines applications ont donc décidé de supplier leurs clients d’accepter malgré tout le pistage en jouant sur la corde sensible. En gros, elles les menacent (gentiment) de devenir payantes en cas de refus des traceurs publicitaires. 

Mendiants de la donnée 

Facebook affiche par exemple le message suivant indique BFMTV : « Cette version d’iOS nous impose de demander votre permission pour récolter des informations liées à cet appareil pour améliorer vos publicités. (…) Nous utilisons les données liées à votre activité sur d’autres applications et sites Web pour vous montrer des publicités plus personnalisées, garder Facebook gratuit, aider les entreprises qui comptent sur la publicité pour toucher leurs clients. »L’utilisateur doit ensuite appuyer sur « continuer », et une nouvelle fenêtre s’affiche (cette fois-ci générée par Apple) lui demandant d’accepter ou refuser le pistage. Peu probable toutefois que Facebook, qui promet la gratuité pour toujours sur sa page d’accueil, devienne payant.

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La Suisse hébergera le plus puissant supercalculateur dédié à l’intelligence artificielle

Le Centre suisse de calcul scientifique à Lugano se prépare à recevoir Alps. La machine promet des avancées significatives dans de nombreuses disciplines scientifiques dans des temps record.

Un nouveau supercalculateur possédant les «performances d’intelligence artificielle (IA) les plus puissantes au monde». C’est ce que le Centre suisse de calcul scientifique (CSCS) à Lugano s’apprête à accueillir. «Alps» sera doté de capacités sept fois plus puissantes que le supercalculateur Selene de la société Nvidia, leader mondial actuel, indique Maria Grazia Giuffreda, codirectrice du CSCS, précisant qu’une partie du système a été installée en octobre et que la phase finale devrait se conclure début avril 2023.

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Réseaux sociaux : Les nouvelles tendances de l’influence beauté en 2021

Kolsquare propose une étude détaillée des vecteurs d’influence beauté sur les réseaux sociaux. La plateforme d’optimisation des campagnes de marketing d’influence a scruté le comportement de plusieurs centaines de marques et d’influenceurs sur Instagram, Facebook, Twitter, YouTube et TikTok, de janvier 2020 à février 2021. L’analyse des données quantitatives a été enrichie par une dizaine de témoignages [1]. L’étude permet de faire le point sur les spécificités des différents réseaux, les profils des influenceurs, et les grandes tendances de l’influence beauté en 2021.

Devenu incontournable dans le secteur de la beauté, le marketing d’influence est aujourd’hui un élément clé de la stratégie des marques. Les Key Opinion Leaders (KOLs) du secteur sont devenus des créateurs de contenus inspirants, à la fois interlocuteurs sans complexe et ambassadeurs des marques. Plus professionnels, ils font bouger les codes et apportent innovation et fraîcheur, avec des profils souvent experts et impactants. Une tendance qui devrait se renforcer au moment où la part des ventes en ligne ne cesse de croître, tout comme le temps passé sur les réseaux. Dans le même temps, ces derniers multiplient les outils et formats technologiques à destination des marques : réalité augmentée, boutons d’achat, live shopping.

Instagram, le réseau star de la beauté

Si la beauté a pris une telle importance sur les réseaux sociaux, explique Kolsquare, c’est que ce secteur mise beaucoup sur le visuel et sur l’expérience. « La digitalisation de la beauté ouvre la voie à l’innovation technologique : on peut aujourd’hui suivre un tutoriel ou essayer un rouge à lèvres sur son smartphone. Le marketing d’influence ajoute à ces nouvelles technologies une authenticité réelle, créée par la relation de confiance entre KOL, abonnés et marque », précise la plateforme.

En pratique, l’image est de loin le format le plus utilisé (85,9%) par les marques de cosmétiques. Viennent ensuite la vidéo (10,3%), les stories Instagram (2%) et la vidéo Instagram (IGVT) à 1%.

Réseau hyper visuel par excellence, Instagram est – de très loin – numéro un de la beauté et du lifestyle de façon générale. Le chiffre parle de lui-même : 90,4% des 1.210.622 publications liées à la beauté analysées en 2020 sont sur Instagram.

Avec plus d’un million de contenus beauté comptabilisés en 2020, Instagram offre une grande variété de formats (feed, stories, live, reels, IGTV). L’utilisation du live a véritablement explosé durant le premier confinement avec 800 millions d’utilisateurs actifs au quotidien en avril 2020. Selon Kolsquare, ce format permet aux marques et aux influenceurs d’accroître l’engagement de leur communauté avec un espace pour interagir en direct. L’utilisation des Reels tend à progresser fortement depuis l’été 2020. Ces vidéos de 15 secondes sont fortement appréciées par les marques, notamment pour détailler l’utilisation d’un produit ou lancer un challenge.

À noter que 90% des utilisateurs d’Instagram suivent au moins une marque et que 130 millions tapent sur un shopping post chaque mois, pour en savoir plus sur un produit.

Côté taux d’engagement, c’est en revanche TikTok qui domine, avec 4,9%, suivi d’Instagram (1,07%), puis Youtube (0,5%), Facebook (0,15%) et Twitter (0,03%).

S’il est encore loin d’Instagram en termes d’audience, TikTok est un réseau qui monte, surtout auprès des jeunes. Sur TikTok, la beauté est au coeur des tendances avec d’autres thématiques comme les jeux vidéo, le sport, la mode ou encore la famille et l’éducation. Selon le dernier rapport TikTok for Business, en 2020, les vidéos beauté ont connu une croissance de 90% en France, 41% en Allemagne, Suisse et Autriche et jusqu’à 238% en Espagne. « Sur TikTok, on parle autant de beauté que d’imperfections. On célèbre l’inclusivité, la différence et l’entraide. Cette communauté créative fait bouger les lignes de la beauté : elle la veut représentative de la diversité, plus écologique, plus transparente. Les vidéos les plus vues sont des tutoriels, des astuces, des conseils, des tests de produits », souligne Kolsquare.

Youtube, de son côté, est incontestablement le réseau des tutoriels beauté, plébiscité pour des vidéos plus longues et détaillées.

En 2021, une beauté green, inclusive et engagée

Selon Kolsquare, en 2021 sur les réseaux sociaux, la beauté sera green, inclusive et engagée. La plateforme de marketing d’influence pointe plusieurs hashtags et profils d’influenceurs types pour l’année :

#skincare – En 2020, un groupe nouveau a émergé chez les KOLs beauté : les skinfluenceurs, adeptes des soins pour la peau. À leurs côtés, les pharmfluenceurs ont un profil plus scientifique et sont capables de parler ingrédients des produits et types de peau.

#selfcare – Le retour au naturel a le vent en poupe avec la promotion du minimalisme, du no makeup et du véganisme. Ces tendances se sont accentuées en 2020, avec un makeup minimaliste voir absent, et une routine réduite, le fameux skip-care. Des marques green comme Lush, Origins ou Typology ont explosé.

#filter – Réalité augmentée et réalité virtuelle sont de plus en plus fréquentes dans le secteur de la beauté, elles permettent aux utilisateurs d’essayer directement différents maquillages ou accessoires. Un mode d’essai qui a pris de l’ampleur depuis la crise sanitaire.

L’affiliation : un levier décisif

La rémunération des influenceurs en fonction des ventes générées, via une commission associée à un système de tracking (lien affilié, tracker url, code promotionnel, shop Amazon dédié) s’avère particulièrement plébiscitée dans le secteur beauté, pour son efficacité et sa simplicité. Pour fonctionner, elle doit toutefois reposer sur une confiance commune entre annonceur et influenceur. Ce levier décisif implique donc une contractualisation claire de la relation, insiste Kolsquare.

La puissance des datas

Pour les marques, l’identification des influenceurs les plus pertinents reste toutefois le principal défi. Kolsquare promeut pour cela sa solution basée sur l’agrégation et l’analyse de données ciblant les influenceurs selon leur audience, leur taux d’engagement, leur nombre d’abonnés, les thématiques dont ils parlent ou encore les marques avec lesquelles ils collaborent. « Big data et machine learning permettent aujourd’hui de cibler un influenceur, de connaître ses objectifs ou encore de mesurer finement le ROI d’une campagne », souligne la plateforme.

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